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 Seems like I've been holding on to lies } ENEA

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Aidan G. Williams
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MessageSujet: Seems like I've been holding on to lies } ENEA   Mar 14 Avr - 7:21


Enea & Aidan ; opposites attract.


« Before you, my life was like a moonless night. And then you shot across my sky like a meteor. Suddenly everything was on fire; there was brilliancy, there was beauty. When you were gone, everything went black. Nothing had changed, but my eyes were blinded by the light. I couldn't see the stars anymore. And there was no more reason for anything. »

« Discuter avec la tentation, c'est être sur le point d'y céder. » Miguel de Unamuno


    C'était avec grâce qu'il se percha sur le balcon. Il avait escaladé, tel une araignée, la paroi de l'hotel afin de descendre plus bas, plusieurs étages plus bas, dans le seul but d'écouter la plus douce des musiques qu'il lui ait été donné d'entendre. Il y avait les murmures suaves de Summer, le rire chantant d'Eden, la voix exceptionnellement douce d'Apple... pourtant, aucune de ces musiques ne provoquaient en lui ces frissons délicieux et tant redoutés qui couraient partout sur son échine alors que l'Immortel tentait de reprendre le contrôle du flot tulmutueux de ses pensées, de ses sensations et désirs... Sa respirnait et retournaitlière, alors qu'elle se tournait et retournait, prise entre les bras de Morphée tandis qu'Aidan l'admirait sans bruit, sans mot. Cette période au cours de laquelle elle se laissait si doucement glisser, si doucement libérée de ses angoisses quotidiennes, et enfin ses terreurs diurnes mouraient avec le crépuscule, laissant place à une douce acalmie de ses pensées qui rafraichissait également Aidan. Quel contraste avec son attitude habituelle... Enea Phoenix Bennett était constamment agitée d'un vent de panique. Curieux, comme cette jeune fille hors du commun semblait si calme à l'extérieur, alors qu'intérieurement bouillonaient des centaines de questions et d'angoisses, la plupart d'entre elles, Aidan le savait bien, étaient dirigées directement ou indirectement vers lui. Son odeur, si alléchante, qui l'avait rendu complètement fou dès le début, ne lui causait plus autant de soucis. Enfin, si, mais Aidan parvenait à se contrôler beaucoup mieux, depuis, ayant appris où se situaient ses limites, jusqu'à quel point il pouvait s'approcher d'elle. Le plus dur était l'odeur dégagée par ses cheveux lorsqu'elle les soulevait... Aidan aurait alors voulu se damner mille fois plutôt qu'une. Toujours si tendue, cette petite humaine... C'était une constante pression qu'elle se mettait sur les épaules, pour avoir droit à la simple présence de celui qui, et heureusement qu'elle l'ignorait, se perchait sur son balcon toutes les nuits afin de veiller sur son sommeil si paisible. Il n'aurait pu se défiler devant les raisons de ce guet particulier. Son odeur si attirante, qui avait imprégné les narines de plusieurs Immortels, aurait pu causer bien des problèmes s'ils ne respectaient pas autant leur ainé (parce qu'il était noble, parce qu'il était intelligent, ou tout bonnement parce qu'il était beaucoup plus fort/rapide qu'eux et que de toute manière, Aidan entendait leurs moindres pensées?) Il n'empêchait qu'Aidan avait décidé de la garder constamment à l'oeil, ne sachant pas ce qu'il ferait si un matin, Eden lui annonçait avec un faux air contrit qu'un cadavre avait été retrouvé dans la chambre du premier étage. La seconde raison... la seconde raison ne concernait que lui-même, et jamais il n'aurait osé la formuler à haute voix devant qui que ce soit.

    Enea se tortillait à présent dans son sommeil, qui semblait devenir de plus en plus agité. Curieusement, les délires fantasmagoriques que pouvait inventer le cerveau humain le laissait pantois ; Aidan n'y comprenait rien. Lorsque l'ainé des Immortels tentait de se plonger dans les pensées d'une personne endormie, les songes auxquels il avait accès le déroutaient incroyablement. Ne subsistaient que quelques images clé et des mots, balbutiés ici et là par une âme inconsciente mais dont les soupirs exalaient leur dernier souffle avant un prochain éveil, avant qu'enfin le jour revienne et que tout recommence alors, telle la poursuite éternelle du soleil et de la lune. Il tenta de se plonger dans ses songes, agités, et ne vit que son visage et celui d'Enea. Ils se fixaient sans dire quoi que ce soit, voilà tout. Là était donc le rêve agité de la jeune fille? Aidan ne put s'empêcher de hausser un sourcil. Pourtant, il s'avança et recouvrit les épaules nues de l'humaine qui frissonnait à nouveau, incroyable, comme elle avait toujours froid. Doucement, il glissa l'édredon par dessus Enea, priant pour qu'elle ne se réveille pas ainsi, alors qu'il avait les mains sur sa couverture. Il avait depuis longtemps remarqué qu'Evan, son enseignant de littérature et le demi-frère d'Enea, était absent pour la nuit, parti on ne savait où en compagnie de sa charmante stagiaire qui semblait prendre un malin plaisir à le tenter, même devant une classe remplie d'élèves. Aidan suivait souvent leurs échanges complices pendant les cours, et trouvait fort divertissants les chefs d'oeuvre d'ingéniosité que la rouquine déployait pour attirer l'attention de l'enseignant, toujours d'une manière différente, d'ailleurs. Aidan recula et s'assit simplement sur le lit d'Evan, sans penser aux conséquences ni à ce qui se passerait si Enea se réveillait et qu'elle l'apercevait ainsi, la contemplant alors qu'elle sommeillait paisiblement. Après tout, malgré ses protestations intérieures, aurait-il vraiment souhaité qu'elle demeure endormie? Quoique cette Enea endormie, délicate comme une poupée de porcelaine et douce comme de la soie, déclenchait en lui un sentiment plus fort encore qu'à l'ordinaire de protection, de possessivité, même. C'est en la contemplant, en voyant ce visage si fin, si beau, dans la pénombre, qu'Aidan comprit enfin ce qu'un autre aurait instantanément pigé, une vérité qui le choqua.

    Il n'eut aucun laps de temps pour y réfléchir, puisque la belle au bois dormant s'éveilla. Rapidement, Aidan recula pour qu'elle ne le prenne pas pour un rodeur venu la violer. Calme, tranquille comme toujours, elle le regarda simplement, comme si elle se croyait dans un rêve, et la couverture qui chuta révéla le simple débardeur et le short de nuit qu'elle portait. Aidan déglutit. « Je suppose que de te dire que je suis tombé par la fenêtre et que j'ai miraculeusement atterri dans ta chambre semblerait tiré par les cheveux...? » Pathétique. Débile. Il n'aurait pas pu trouver mieux? Aidan se traita mentalement d'idiot avant de regarder intensément Enea. Confus, il était confus et ne savait que trop penser. Le simple fait d'être dans cette pièce exigue, dans cette chambre d'hôtel, avec elle, semblait avoir chargé l'air ambiant d'électricité, d'une énergie presque palpable. Ses yeux clairs détaillèrent avec attention le visage d'Enea, et une lueur de tendresse, si rare dans son regard, se glissa en eux. Curieux. Il croyait l'aimer le plus quand elle dormait. Et maintenant qu'elle s'était éveillée, il réalisait que ce qu'il éprouvait quelques secondes plus tôt ne pouvait en rien être comparé à cette sensation brûlante en sa poitrine qui, pour la première fois depuis qu'il l'avait rencontrée, n'était pas de la soif. Il ne put s'en empêcher, et s'approcha d'elle, tel un papillon nocturne s'approchant d'une flamme, ne pouvant résister à cette attraction irrésistible qu'elle exerçait sur lui. Aidan était désormais assis sur le coin du lit, sa silhouette musclée et imposante semblant pourtant si frêle en ce moment d'égarement si complet...


[je sens que je vais m'habituer aux petits posts, même si j'affectionne tellement les longs ; ça va plus vite xD]
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Enea P. Bennett

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MessageSujet: Re: Seems like I've been holding on to lies } ENEA   Mar 14 Avr - 10:49

    (tu m'excuseras, moi aussi j'étais dans le vague et je venais de me réveiller quand j'ai écrit XD)

    Si j'avais rêvé plusieurs fois de la créature qui hantait mes pensées, jamais je n'en avais eu un qui me paraissait à peu près normal, ou qui me contentait. Mon cerveau avait trouvé de multitudes images diaboliques pour le représenter, ce qui ne faisait que me faire redouter le moment du sommeil et me rendre impatiente de retourner au lycée, avec cette idée étrange de vérifier qu'Aidan était toujours lui même. Je n'étais pas capable d'analyser mes rêves sur la minute et avais le temps de me pencher plus en détails après le réveil, car j'avais -à mon plus grand malheur ou bonheur selon les occasions-, la capacité de me rappeler assez bien de mes songes nocturnes. Je m'émerveillais de la capacité qu'avait le cerveau à créer un monde à lequel nous croyions la plupart du temps, et à se jouer la plupart du temps de nous en nous réveillant juste au mauvais moment. Alors cette nuit que je marquerais surement d'un croix sur mon calendrier -j'avais tellement peu l'occasion de le faire- arrivait au sommet, même si son contenu était plus que plat et étrange. Il était rare que je fasse des rêves que j'aurais pu qualifier de « normaux », reproduisant une situation du quotidien ou sans actions qui n'avaient ni queue ni tête, mais j'aurais pu volontiers souhaité que celui là soit prémonitoire, tant j'étais persuadée du fait qu'il soit réel. Rien de spécial, lui, moi, immobiles, rien n'était flou comme à l'habitude mais au contraire plus perceptible. Si le fait de me tenir dans la même salle de classe que lui emplissait déjà mon cœur de joie, je n'étais plus à même de décrire l'intensité des sensations qui me parcouraient le corps et l'esprit lorsque nous étions seuls, que je pouvais m'adonner à la contemplation de ses yeux changeants, d'une couleur claire comme lorsqu'il ne s'emportait pas. Même hors de mon sommeil, il m'arrivait un certain nombre de fois de me croire endormie, juste à cause de sa personne qui exécutait des actions invraisemblables ou qui prononçait des paroles qui me laissaient désorientée. Qu'il me laisse l'approcher m'étonnait déjà, alors il était inutile d'essayer d'analyser mes pensées lorsque le premier geste venait de lui, alors que j'étais persuadée de courir après quelqu'un qui ne faisait que s'éloigner plus encore. Je ne connaissais pratiquement rien de lui même si je le fréquentais depuis un certain nombre de semaines, quand il devait avoir appris tout ce qu'il devait y avoir à savoir sur ma personne. Mon histoire ne tenait pas sur 10 lignes et mon caractère était tellement normal qu'il frôlait le ridicule, je ne me considérais pas comme quelqu'un apte à faire partie des personnes intéressantes, dans lequel figuraient pour la majeure partie toutes ces personnes à la peau pâle. Peut-être que j'avais la capacité de les amuser, avec mes balbutiements sans sens et mes idées qui partaient un peu dans tous les sens, car il fallait avouer que même moi je ne suivais plus le fil de mes pensées, par moments. Alors que je me délectais tout simplement de la situation onirique dans laquelle je me trouvais, mon cerveau décida surement qu'il ne fallait que je me complaise dans des images imaginées si parfaites, et claqua du doigt pour que mon esprit revienne dans la réalité. Le changement ne fut pas brutal, puisque je restais quelques secondes les yeux fermés à me réimprégner de l'image, avant de remarquer ma gorge sèche, et de prendre la décision d'aller boire un verre d'eau, même si au fil des secondes je perdrais les sensations dont je me souvenais.

    Je me relevais en me frottant les yeux, stimulant les paupières qui me suppliaient de rester fermer, lorsque mon regard fut attiré par un mouvement dans la pénombre. Il était évident que j'étais encore un peu dans le brouillard, et je n'étais même pas sure d'être vraiment sortie de mon rêve, je n'étais donc pas en mesure d'analyser la situation comme il se devait. Une silhouette se tenait là, ou en tout cas j'en avais l'impression. Cela pouvait très bien être une hallucination, le genre de choses qui m'arrivait quand je manquais de sommeil, mais il me semblait que j'avais dormi un nombre d'heures à peu près convenables. Je laissais mes bras ballants de chaque côté de mon corps, n'ayant pas encore la force nécessaire pour me recouvrir avec l'édredon et ne ressentant pas encore -ou ne me rendant pas encore compte de- la fraicheur de l'air, et je fixais la forme qui m'était possible de distinguer. Comme celle-ci semblait parfaitement immobile, je cru au début m'être fait des frayeurs avec une quelconque association de meubles qui aurait reproduit une forme humaine, mais au fur et à mesure que mes yeux s'habituaient à l'obscurité, je fus à même de reconnaitre les formes du corps que je connaissais pratiquement par cœur. Cela ne faisait qu'appuyer ma théorie du rêve, et je restais à le fixer sans piper mot. Après tout, comme je me rendais compte à ce moment là que j'étais dans le rêve, un quelconque mouvement brusque pourrait m'arracher de mon sommeil et je n'en avais pas du tout envie. Il semblait que mon cerveau semblait vouloir me gâter ce soir là, deux rêves comportant la même personne en des situations pour le moins agréables de suite ! « Je suppose que de te dire que je suis tombé par la fenêtre et que j'ai miraculeusement atterri dans ta chambre semblerait tiré par les cheveux...? » Je fronçais les sourcils et hochais la tête, comme si j'approuvais ce qu'il disait alors que je n'avais toujours pas compris le sens de sa phrase, toujours l'air perdu et un peu émerveillé. Il se rapprocha, s'asseyant au bord du lit, ce qui me permit d'être encore plus capable de détailler du regard les lignes de son visage. Puisque j'étais consciente de mon rêve, je pouvais faire absolument ce que je voulais à ce Aidan personnage de rêve, non ? Je n'osais pas chercher le bouton de la lampe qui se trouvait normalement -dans certains de mes rêves des objets disparaissaient ou s'inventaient-, à ma droite, par peur que tout cela s'évanouisse avec la lumière.

    Puisque j'avais la capacité de me mouvoir, à la différence de mon précédent rêve où mes jambes avaient été comme emprisonnées dans le ciment, je sortais totalement de mes couettes pour me rapprocher de lui, avec un regard à moitié complètement perdu, et à moitié admiratif. Je ne pouvais pas m'en empêcher, de penser qu'il était unes des personnes -si ce n'était pas La personne- que je trouvais les plus parfaites. Je restais quelques instants immobile près de lui, mesurant tous mes gestes pour ne pas me retrouver dans la réalité et en pleurer de tristesse et de rage, jusqu'à ce que je me décide à lever ma main et à l'approcher timidement de son cou. Alors pourquoi son cou, je ne saurais pas vous répondre, peut-être parce que c'était une des parties de son corps qui était presque en face de moi car j'étais assez petite par rapport à lui. Timidement, parce que je me disais que mon esprit pouvait me jouer des tours, me montrer le paradis et le faire intangible, et que je ne pourrais pas profiter de tout ce que je voulais faire. Oh bien sûr, je n'allais pas me comporter comme si le Aidan qui se trouvait devant moi était une poupée à qui je pouvais faire ce que je voulais, parce que j'étais bien trop polie et gênée, même avec les personnages complètement inventés par mon esprit tordu. Finalement, je posais la paume de ma main contre son cou, et ne sursautais pas de sa température glaciale à laquelle je m'étais attendue. Parce qu'aussi dans le brouillard que je pouvais l'être, je n'oubliais tout ce qui faisait ce qu'il était. Je souriais et soupirais, de soulagement surement, avant de commencer à tracer tout son visage de mon index. J'avais rêvé de le faire, et maintenant que je rêvais et que je le savais, je pouvais accomplir l'action qui me démangeait depuis longtemps. J'aurais cru m'être réveillée juste avant de pouvoir le toucher, comme ce qu'il m'arrivait d'habitude, mais à la place je pouvais m'émerveiller du réalisme des sensations que mon cerveau pouvait me faire ressentir, et la précision avec laquelle il pouvait ajuster la vue et le toucher, même si ce dernier n'avait jamais été expérimenté sur la surface. Je ne restais qu'un court moment à me délecter de ce total plaisir, étant donné que, m'étant trop rapprochée du bord je l'imaginais, je me retrouvais en deux secondes top chrono par terre, tombée sur le côté. La faible douleur m'arracha quand même une exclamation, et je relevais mon buste rapidement, en bougeant mon regard rapidement de gauche à droite.

    Aussi loin que je me souvenais, il y avait certaines choses dont je ne rêvais jamais. Je ne rêvais jamais que je mourrais véritablement, et je ne ressentais jamais la douleur. Je ne savais pas, c'était comme ça, j'en étais très contente et souhaitais ardemment que cela continue ainsi, mais c'était pour cela que mon contact avec le sol me dérangea autant. Peut-être que c'était une nouveauté inventée par mon cerveau, mais je commençais sérieusement à douter. Me relevant à une vitesse assez impressionnante pour que je trébuche mais me rattrape, j'entrepris d'analyser ma chambre pour voir si elle ressemblait absolument à la mienne, puis à toucher un peu n'importe quoi, dont mon propre corps, pour vérifier que tout était similaire à la réalité. Ceci fait, je ne savais pas exactement quelle était la motivation de mon geste, mais je me précipitais à l'extérieur de la pièce pour aller vers la chambre d'Evan. Je frappais une fois, ouvrais la porte, mais il n'y avait personne. Si ça se faisait, il y avait quelqu'un dans ma propre chambre qui voulait profiter de moi, et encore dans la brume, j'avais accidentellement confondu son visage avec celui d'Aidan -cela semblait un peu tiré par les cheveux, surtout avec lui, mais bon-, et maintenant il se tenait encore sur mon lit, prêt à m'attendre pour me violer, me tuer, me couper en morceaux et me jeter dans le lac. A ma connaissance, mon frère n'était pas en la possession d'une arme à feu, et il était évident que moi non plus, et puis j'avais trop peur de me blesser moi même si je prenais un couteau ou un autre truc du genre. Prenant mon courage à deux mains, je retournais vers la chambre, espérant qu'en étant un peu plus réveillée je réussirais à voir à quoi ressemblait vraiment le futur assassin, et après avoir hésité plusieurs secondes, paniquée, à côté de ma porte, j'entrais avec un air tout sauf calme. Je fermais les yeux cependant, brandissant mon poing comme si il pouvait faire quelque mal à quelqu'un, et ouvrais la bouche. « Qui que vous soyez ... sachez que .. je sais me défendre ! » La dernière partie de la phrase avait été prononcée avec peu de fermeté, parce que je ne croyais évidement absolument pas ce que je déclarais. J'ouvrais les yeux, parce que je n'allais pas me battre -j'anticipais déjà- les yeux fermés, et fronçais les sourcils de voir encore la même silhouette parfaite. Je n'étais quand même pas assez folle, alors je baissais les poings en essayant de me rappeler ce qu'il avait pu bien dire lorsque je venais de me réveiller, et passais une main sur mon visage avant de la faire finir dans les cheveux. Je croisais alors mes bras sur ma poitrine, et le regardais avec un air décontenancé. « Mon dieu ! Mais que .. quoi ? » Parce que j'appréciais pas non plus me présenter devant lui, parce qu'il était bien lui il fallait que je me rende à l'évidence, dans ma tenue de nuit qui était bien pire qu'un pyjama, et aussi parce que j'avais froid, je prenais un immense sweat shirt posé non loin de moi et l'enfilait. « Aidan ? Mais qu'est-ce que tu fais dans ma .. chambre ? Enfin je veux dire, enfin, si ! Qu'est-ce que tu fais là ? »
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MessageSujet: Re: Seems like I've been holding on to lies } ENEA   Mar 14 Avr - 15:18

    Le flot tulmutueux des pensées d'Enea reprenait son cours, et cette si subite transition entre le calme et l'agitation fit légèrement chanceler Aidan sur ses pieds. Pourtant, il retrouvait un certain calme dans ses pensées, alors qu'elle émergeait doucement du précédent brouillard dans lequel elle s'était empêtrée, ce brouillard qu'il ne connaissait que par le biais des songes des humains dans lesquels il plongeait: le sommeil, les rêves. Ce concept, il allait sans dire, le décontenaçait au plus haut point, pour lui qui ne comprenait pas comment le corps pouvait se permettre de "perdre" autant de temps, bien que la conception du monde onirique dans lesquels fantasmes et rêves devenaient réalité n'allait pas sans lui déplaire. Elle lefixait, comme si elle tentait d'établir un fait: rêve ou réalité? Elle hocha la tête à sa question qui, pourtant, ne demandait aucune réponse, bien qu'en sa tête les pensées tentaient encore de se structurer, de se faire cohérentes. Aidan intercepta ses pensées « Puisque j'étais consciente de mon rêve, je pouvais faire absolument ce que je voulais à ce Aidan personnage de rêve, non ? » et faillit avoir un mouvement de recul. Non pas qu'il aurait refusé ses avances, loin de là, mais l'Immortel aurait préféré lui éviter tout geste qu'elle aurait pu regretter en réalisant que l'Aidan auquel elle avait à faire était bien réel, et que par le fait même, il se souviendrait de tout ce qu'Enea ferait. Le jeune homme se trouvait au bout du lit, assis aussi prudemment que possible, ne prenant presque aucune place sur l'édredon, parfait, sans bruit, comme le songe qu'une nuit d'été aurait pu emmener dans une réalité qui ne serait autre qu'onirique. Aidan la contemplait, doucement éclairée par un rayon de lune, sa peau pâle en parfait contraste avec ses cheveux si sombres que leur teinte était presque noire, admira la brillance quasi fiévreuse de ses grands yeux interrogateurs, de cette jeune fille soudainement si heureuse de pouvoir "toucher" à l'objet de ses pensées. Ainsi se releva-t-elle complètement, extirpant son corps si délicat des couettes, la contempla alors qu'elle se rapprocher de lui. Il n'amorça aucun mouvement de recul, c'était désormais inutile et désuet, puisqu'elle se croyait bel et bien dans un autre de ses rêves. Son regard était-il donc toujours aussi béat d'admiration, même dans ses rêves? Il semblait que oui. Qu'aurait donné Aidan afin de la corriger, afin de lui montrer que la jeune fille avait face à elle un être non seulement imparfait, mais surtout créé pour être une machine à tuer. Qu'aurait-elle dit, qu'aurait-elle fait, s'il lui révélait que le seul danger plus grand que celui que représentaient les autres Immortels se tenait à quelques centimètres d'elle à peine?

    Ses gestes devinrent soudain plus lents, plus laborieux, puisqu'elle craignait visiblement de s'éveiller de ce rêve parfait qui n'en était pas un. Il la vit lever la main et l'approcher doucement, avec une lenteur infinie, de son cou dénudé: normal, son habillement consistait en tout et pour tout d'une paire de jeans sombres, cette tenue qu'il préférait mettre pour chasser, excuse qu'il donnait aux autres plutôt que de leur avouer qu'il jouait au chien de garde devant la chambre d'une humaine. Aidan frissonna -il était surpris que ce fut possible, pour un Immortel- au contact de sa peau si chaude... Décidément, cette sensation devait être celle qu'il préférait, puisqu'il vivait dans un monde où la peau des gens était aussi glacée que la sienne, les autres lui semblaient tièdes. Mais ses doigts, sa paume, ils lui paraissaient brûlants contre son cou, et Aidan tourna un regard rempli d'une féroce intensité vers elle, se reprenant presque aussitôt, ne désirant pas lui faire peur. La voilà qui traçait à présent les traits de son visage à l'aide de ses doigts de fée, ses doigts si fins chauds comme de la braise contre sa peau de marbre si froide qui tremblait presque. Aidan ne pensait plus, n'analysait plus tous les éléments de la scène comme il le faisait toujours, d'ordinaire. Jamais n'aurait-il autant désiré être un humain régulier, un être de chair et de sang, libre de réellement faire partie de la vie de cette jeune mortelle... Il ne pensait plus, s'abandonnant à cette douceur à laquelle il n'avait jamais droit, justement, aux doigts si fins d'Enea Phoenix Bennett, qui n'aurait probablement jamais agi ainsi si elle n'avait cru rêver cette apparition d'une créature au visage qui semblait avoir été façonné par les anges. En transe. Il était presque en transe. Les émotions et les sensations se bousculaient en lui, exacerbées, alors qu'il pouvait presque palper l'électricité de la pièce, créant en lui un raz de marée incontrôlable qui l'aurait normalement fait fuir. Normalement, quand elle s'éveillait, il avait déjà déguerpi pour mieux revenir par la suite, sans bruit, comme un voleur dans la nuit. Mais pas cette nuit, pas cette fois-ci. Cette fois, Aidan Genesis Williams avait bien l'intention de rester exactement là où il était, et surtout, il laisserait Enea faire ce qu'elle voulait de lui. Il ne pensait plus, entièrement tourné qu'il était vers cette petite humaine, si minuscule. Que lui arrivait-il? Il ne comprenait pas, ne savait pas quels motifs le poussaient à rester plutôt que de disparaitre en laissant à Enea une image de rêve parfait, plutôt que de lui laisser le temps de prendre conscience qu'elle ne se trouvait nullement dans un rêve, qu'Aidan était bien là, en chair et en os, et qu'il ne se prêtait pas à ses caresses simplement pour éviter de la "réveiller".

    Puis, il fronça les sourcils lorsque, brisant avec brio la magie du moment, Enea se laissa choir sur le sol, puisqu'elle se trouvait à deux centimètres du bord de son lit. Aidan ne put retenir un léger rire qu'elle n'entendit pas, puisqu'elle se précipita, après avoir trébuché, bien entendu, vers la chambre d'Evan qui n'était pas là, comme Aidan l'avait déjà constaté. Il la regarda simplement toucher à tout, vérifiant qu'elle était éveillée. Et zut. S'il avait voulu saisir sa chance et s'éclipser, ç'aurait été le moment. Aidan devrait faire avec... Mais il ne parvenait pas à ordonner ses pensées de façon cohérente, elle ressemblaient beaucoup plus à celles de Summer: chaotiques, sous forme d'impulsions et ressenties par le biais d'un étroit réseau de sensations tissé très serré, comme une toile ou un filet ne désirant que se renfermer sur lui. Pourtant, pourtant, il se sentait parfaitement bien... Il resentait une sorte de tranquille euphorie, ne désirait que rester ici, en présence de cette jeune mortelle si particulière. Voilà qu'Enea revenait, avec en tête l'idée qu'il était un violer ou un assassin, et elle se préparait à défendre chèrement sa vie, assistée du peu de conviction présente dans sa voix. « Qui que vous soyez ... sachez que .. je sais me défendre ! » Surpris, Aidan la regarda avec, sur le visage, un drôle d'air. « Mais je n'ai pas l'intention de t'attaquer..? » Voilà qu'il redevenait maitre de lui-même, ou à défaut de l'être, il maitrisait à nouveau ses paroles, il en remerciait le ciel... « Mon dieu ! Mais que .. quoi ? Aidan ? Mais qu'est-ce que tu fais dans ma .. chambre ? Enfin je veux dire, enfin, si ! Qu'est-ce que tu fais là ? » Apparemment, elle venait de comprendre que non seulement elle ne se trouvait pas dans un rêve, mais qu'en plus, c'était bien Aidan qui se tenait face à elle. Il se déplaça légèrement vers la gauche alors qu'abasourdie, elle revenait s'asseoir sur son lit, et le rayon de lune le frappa de plein fouet, éclairant la peau pâle de son torse nu, irradiant ce corps si blanc de sa lumière. Troublé. Voilà ce qu'il était... Puis, alors qu'elle était si près de lui, elle releva ses cheveux, et l'odeur, qui l'entourait pourtant déjà, le sumergea. Pour la première fois depuis qu'il l'avait sentie, Aidan ne ressentit pas en sa gorge cette envie pressante de la déchirer, de la rompre afin de boire ce sang qui le tentait tellement... Non. Il était maitre de lui-même, ou plutôt de sa soif. Mais le trouble, le trouble qu'il ressentait en lui le perdait totalement. C'est un regard complètement perdu qu'il lui adressa. Aidan ne comprenait pas ce qu'il ressentait. Il s'avança vers elle, faisant légèrement grincer les ressorts du lit sous lui, et son visage était à présent à quelques centimètres du sien, submergé qu'il était par cette délicieuse odeur... Fasciné. Il était fasciné. C'est, ses deux yeux verts comme des émeraudes plongés dans les siens, ainsi qu'il resta, l'air désorienté et perdu. « Je ne sais plus ce que je fais ici... Mais je ne voudrais être nulle part ailleurs... » lui avoua-t-il, troublé et fasciné, tremblant, continuant de la regarder avec cette intensité déroutante...
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Enea P. Bennett

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MessageSujet: Re: Seems like I've been holding on to lies } ENEA   Mar 14 Avr - 19:43

    Maintenant que j'étais sure du fait que j'étais réveillée, du fait que surement personne ne voulait m'assassiner et que c'était bien Aidan qui se trouvait dans la même pièce que moi, je ne pouvais m'empêcher de paniquer. Parce que j'avais l'habitude de paniquer pour tout, les battements de mon cœur s'accélérant, ma respiration de plus en plus audible, les pensées qui s'entrechoquaient avec force dans ma boite crânienne et une sensation d'oppression sans pareille. Je ne pensais pas être en danger, parce que j'étais malheureusement en présence de la personne qui le plus au monde ne semblait pas à même de faire quelque chose qui me porterait atteinte, mais l'idiotie de mon comportement me revenait inlassablement en tête. Il fallait vraiment que je mette en place des systèmes pour différencier le rêve de la réalité pour que ce genre de situation honteuse ne se reproduise plus. Car j'avais .. quoi ? Pour le moment, le fait étrange qu'il se soit retrouvé dans ma chambre alors que j'étais en train de dormir ne m'occupait pas l'esprit, mais plutôt le fait que j'aie été lui caresser tout le visage sans qu'il me fasse remarquer que j'étais totalement en train de délirer. La pitié, sans doute, ou alors pour s'amuser plus tard de mon comportement stupide. Dans un film, tout cela aurait été totalement normal, après tout, malgré tout le ridicule des situations dans lesquelles les futurs couples se retrouvaient, ils finissaient toujours ensemble à la fin. Pas que je considère le fait qu'il y ait jamais une chance entre Aidan et moi, et .. Zut. Je ne savais que penser, et à vrai dire, je me sentais horriblement honteuse en le fixant de cette manière. Il n'avait pas fait de remarques, parce qu'il était comme ça, il n'en faisait jamais ! Je ne l'imaginais pas dire quoi que ce soit qui puisse blesser une personne ou une autre, et cela ne faisait que me rendre de plus en plus mal à l'aise. Au moins, si il y avait au moins un occasion ou ma maladresse naturelle n'avait fait que m'aider, c'était bien en cet instant. Parce que je ne savais pas du tout ce que j'aurais pu faire, si j'avais continué à croire que j'étais dans un rêve où absolument tout m'était possible ? J'imaginais qu'il m'aurait quand même arrêté, mais je ne pouvais jurer de rien à présent. J'avais envie de pleurer, d'ailleurs je sentais ma gorge serrée et mes canaux lacrymaux semblaient prêt à fonctionner, il ne suffisait plus que la petite goutte d'eau qui allait provoquer le renversement, mouiller mes yeux, puis plus tard tout mon visage. Et puis tant qu'à paraître pitoyable devant lui, il fallait y aller à fond, non ? Il n'y avait surement rien qui pouvait me faire descendre plus bas que le niveau que j'avais déjà atteint.

    Il ne répondit pas tout de suite à ma question, et j'en profitais pour aller m'asseoir sur le lit. Pas avec l'intention de me rapprocher de lui, en fait, j'avais tout sauf envie d'être là, mais il fallait juste que je me pose quelque part histoire de ne pas me retrouver à tomber par terre. Je relevais les yeux dans un instant de folie, et détourna bien vite le regard en prenant une grande inspiration devant un tel spectacle, qui pouvait tout faire sauf me laisser indifférente. J'avais vu peu de torses dans ma vie -cette phrase m'aurait surement fait sourire si la situation ne me paraissait pas critique-, mais il fallait que j'avoue que le sien était impressionnant. Puisque je ne savais pas exactement que penser ou comment le qualifier, j'en arrivais à la conclusion qu'il ferait un excellent mannequin et qu'il pouvait tout de suite faire ses valises et partir à New York ou Los Angeles pour faire carrière. Une petite réflexion pour détendre l'atmosphère qui régnait à l'intérieur de mon esprit. Je ne faisais apparaître qu'une milliseconde dans mon esprit, il ne fallait que je commence à me perdre dans mes pensées parce que sinon nous n'étions pas arrivés, une belle image de moi même parcourant toutes les courbes formées par ses muscles du bout du doigt comme j'avais pu dessiner les lignes de son visage, puis me reconcentrais sur la situation. Ce n'était que là que je me rendais compte qu'Aidan était torse nu, dans ma chambre. Le « dans ma chambre » était très important, parce que je ne me rappelais pas vraiment l'y avoir invité. Peut-être que j'étais somnambule, peut-être que j'étais monté jusqu'à son étage, peut-être que j'avais frappé à sa porte, peut-être que je lui avais dit de venir en bas et peut-être que je m'étais rendormie ? Peu probable, parce que d'après tout ce qu'il m'avait dit, je doutais ressortir de cet étage sans dommages. Peut-être que j'avais fait une invitation sous entendu involontaire lorsque nous étions au lycée, ou quoi ? Il fallait que je me rende à l'évidence, il était rentré dans l'appartement sans aucune autorisation, enfin dans ma chambre, pour faire .. Je ne savais vraiment quoi, parce que s'il voulait vraiment me dire quelque chose, il aurait pu le faire dans la journée, non ? Cela m'agaçait. Et en plus de ça, celui qui était responsable de tous mes maux se rapprocha pour s'arrêter à une distance dangereuse, m'obligeant presque à le fixer dans les yeux, ce qui m'était à ce moment là une torture, il fallait l'avouer. Il semblait que n'importe soit la situation dans laquelle je me trouvais, mon cerveau ne trouvait jamais le repos, et tout ce à quoi j'étais capable de penser était ce qui s'était passé, et non pas ce qu'il pouvait se passer à l'instant où nous étions. Je devais quand même dire qu'il était difficile de se concentrer en un moment pareil, quand il me fixait avec une expression que je ne lui connaissais pas et que je n'étais pas capable de définir, quand plus que tout j'étais à même de le détailler de près et que je me maudissais de sa perfection. Il y a seulement quelques minutes, j'aurais tué pour me retrouver dans une position pareille, et maintenant, j'étais partagée entre l'envie de fuir en courant et l'envie de tout mon corps, celle de rester parfaitement immobile, voire de me rapprocher.

    « Je ne sais plus ce que je fais ici... Mais je ne voudrais être nulle part ailleurs... » A défaut de prendre la même expression de celle qu'il affichait, je fronçais les sourcils d'un air à la fois exaspéré et confus. On ne pouvait résolument pas débarquer dans la chambre de quelqu'un sans aucune raison, parce que sinon ça ferait bien belle lurette que j'aurais fait pareil ! Ça c'était plutôt la partie exaspérée, la partie confuse, c'était plutôt la deuxième phrase. J'avais bien envie de prendre une lampe et de la lui taper sur la terre pour qu'il cesse de me mener en bateau, parce que j'avais l'impression qu'il disait ce qu'il voulait que j'entende pour que j'oublie totalement ce qu'il faisait au milieu de la nuit torse nu dans ma chambre alors que j'étais endormie. J'aurais souhaité plus que tout au monde croire sa deuxième phrase, même si je ne croyais pas Aidan capable du mensonge -en tout cas jusqu'à présent-, mais il était évident qu'en ces conditions j'étais tout sauf à l'humeur des confessions idiotes comme il commençait à faire. De la panique je passais à la colère, et prenais le premier coussin qui était à disposition au bout de mon bras pour le coller contre la figure d'Aidan, et avoir la possibilité de me lever sans avoir à regarder ses yeux. Bien sûr je n'allais pas l'étouffer, je gardais l'oreiller sur sa figure que quelques secondes tout au plus, et une fois que je m'étais éloignée suffisamment de lui pour qu'il ne fasse aucun geste qui ne puisse me décontenancer, je prenais la parole. « Tais toi ! » Avec quelques larmes qui coulaient le long de ma joue, je lançais le coussin que j'avais gardé en main dans sa direction. Il n'était pas supposé l'attraper, parce que c'était comme ça que je devais exprimer ma colère, mais il le fit, surement par réflexe. Je bougeais mes doigts de pied et bougeais la mâchoire, comme à chaque fois que j'étais énervée. Bon d'accord, je n'étais pas exactement en colère contre lui, plus par mon comportement stupide qu'il n'avait pas pu arrêter, ajoutez à cela la honte, la tristesse, et je ne savais encore quoi d'autre, mixez tout ça et laissez bouillir à l'intérieur de mon cerveau quelques minutes et vous obteniez le mélange. « Tu es dans ma chambre ! Au beau milieu de la nuit ! Et uniquement vêtu d'un jean ! Je suis censée faire quoi, te dire, salut Aidan, comment ça va, si tu veux tu peux rester jusqu'au matin ? » Je me retournais quelques instants, histoire de prendre une grande inspiration et d'être sure de ne pas croiser son regard, avant de revenir dans ma position initiale et de continuer. « Au cas où tu ne le sais pas, tu n'as pas le droit de .. rentrer chez les gens, par leur fenêtre, pour faire .. pour faire quoi, au juste ? » Je reniflais et attrapais un mouchoir dans un coin histoire d'essuyer mon visage trempé, et poussais un immense soupir. « Tu m'énerves ! Tu .. tu m'énerves ! Tu fais tellement de choses, tu dis tellement de choses, qui sont absolument sans sens ! C'est impossible de te comprendre, impossible, et si tu ne réponds jamais à mes questions, comment je suis censée .. comment je suis censée .. » Censée faire quoi, bonne question. Je respirais quelques secondes, et essuyais comme je le pouvais avec mes mains toutes les larmes qui avaient coulé entre temps, réalisant le ridicule certain de la situation. Je m'énervais pour rien, il ne me devait rien, je l'avais approché, et je n'avais donc pas vraiment le droit de lui demander des comptes. Parce que je ne pouvais tenir debout, je consentais à aller m'asseoir sur le coin opposé du lit, attendant une réaction.
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Aidan G. Williams
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MessageSujet: Re: Seems like I've been holding on to lies } ENEA   Dim 19 Avr - 5:51

    Les battements accélérés du coeur d'Enea semblaient emplir l'air de la pièce, comme si le monde évoluait désormais au rythme de ces douces mais rapides pulsations effrenées, de ce petite coeur dans cette poitrine frêle, ce coeur qui s'emballait, poussant de plus en plus de sang dans ces vaisseaux sanguins se promenant sous sa peau si blanche, si fine, qu'Aidan parvenait à les voir, à distinguer leur faible battement sous sa peau au grain de satin qu'il souhaitait carresser... La conscience de savoir que ce sang en ses veines était si près ne lui faisait pas autant de mal qu'à l'ordinaire. Avait-il appris à se contrôler totalement? Bien entendu, son contrôle et sa force de caractère étaient devenus légendaires chez les autres Immortels, et bien que tant d'entre eux ne respectaient pas sa décision, ils l'admiraient en général pour sa ténacité et son courage. Pourtant, il était un paria parmi les siens, l'ainé des Immortels et le plus incompréhensible d'entre eux. Elle respirait de plus en plus rapidement, et chacun de ses souffles éveillait en Aidan de nouvelles sensations, beaucoup plus douces et moins violentes que celles qu'Enea provoquait d'ordinaire en lui. Les yeux sérieux, troublés, il soutint le regard fascinant de la jeune fille, ces yeux si sombres qui reflétaient pourtant avec une si grande aisance ses pensées, cette bouche si rouge, en parfait contraste avec la blancheur de sa peau, un contraste intense, d'une si grande intensité qu'il semblait presque douloureux, et Aidan s'en voulut soudainement, d'avoir perturbé un si beau tableau. Enea avait un talent spécial pour mal réagir, pour mal interpréter ce que les autres disaient. Aidan aurait souhaité se retrouver siz pieds sous terre plutôt que dans sa chambre, car elle commençait à se poser des questions... Des questions auxquelles il lui faudrait malheureusement répondre. L'Immortel devrait apparemment prendre son courage à deux mains... D'une part, il maudissait son imprudence: quel idiot il avait été, s'infiltrer ainsi dans sa chambre pour le seul plaisir de la voir dormir, d'autre part, Aidan ne souhaitait qu'une chose: que le temps s'arrête pour lui permettre de rester avec elle, jusqu'à ce que le soleil se lève. Puis, lorsqu'il serait couché, l'Immortel reviendrait comme toujours veiller sur elle. Mais pour l'instant, Enea était bien réveillée, et avait bien l'intention de recevoir des réponses, malheureusement pour Aidan, qui n'avait jamais tellement apprécié les interrogatoires, surtout donnés par quelqu'un qui lui était cher. Le jeune homme avait si peur qu'elle ne parte en courant...

    La voilà qui songeait à son torse... Aidan baissa les yeux vers celui-ci, se disant que pour une fois, il aurait dû aller "chasser" vêtu d'autre chose que d'un simple pantalon. Mannequin? Non. Quelqu'un se serait rapidement aperçu que la perfection de ses traits n'appartenait pas à ce monde. De toute manière, Aidan n'avait jamais tellement apprécié être le point de mire de tous les regards, alors déjà, le lycée devenait infernal aux yeux du bel Immortel. Puis, l'instant rêveur prit fin, et Enea sembla prendre conscience qu'il était bel et bien dans sa chambre. Elle fouillait à toute vitesse dans sa mémoire afin de trouver une raison valable pour qu'il soit ici, comme si elle se désespérait pour ne pas lui attribuer de vils motifs. Elle fronça les sourcils après son aveu, confuse et exaspérée. Bon, ce n'était pas tellement l'effet escompté par Aidan, bien que souvent, les réactions d'Enea le surprenaient beaucoup, voire le déstabilisaient. Et voilà qu'elle songeait à attraper une lampe et à la lui taper sur la tête... À cette pensée entendue dans la tete de la jeune fille, Aidan releva un sourcil, s'imaginant l'effet d'une lampe fracassée sur la tête intacte d'Aidan. Aidan ne disait rien de ce qu'elle aurait voulu entendre... Il baissa misérablement la tête. S'il avait été intelligent, s'il avait été moins égoiste, il ne se serait jamais impliqué dans la vie d'Enea Bennett. Il l'aurait laissée vivre sa vie sans constamment intervenir, sans faire peser sur elle cette menace. Mais il était incapable de la blesser pour la sauver, il ne pourrait jamais lui dire de s'en aller, il n'en avait pas la force, Aidan le savait bien. Elle passait maintenant à la colère, et Aidan la vit attraper un coussin afin de le lui coller cntre le visage. Pourtant, cette sensation de manque d'air lui fit vivre quelques secondes vagues, nuageuses. S'il avait été un mortel, il lui aurait murmuré Oui, appuie. Appuie-le sur mon visage. Termine ce que toutes ces années de lassitude, ce que tous ces scientifiques ont commencé. Mais elle l'enleva, et avait l'air plus bouleversée que jamais. « Tais toi ! » La voilà qui pleurait... Aidan ne voulait pas qu'elle pleure, tout sauf ça... Il aurait voulu tendre la main vers elle, pour l'aider, la soulager de cette douleur qu'il causait lui-même, en sale imbécile qu'il était. Pourquoi ne la laissait-il pas vivre sa vie tranquille?!! Pourquoi en était-il incapable, pourquoi frisonnait-il d'horreur à la simple pensée que d'autres Immortels trouvent le sang de sa protégée diablement appétissant? La réponse était pourtant si simple... Il se perchait par sa fenêtre pour veiller sur elle, pour entendre sa paisible respiration lorsqu'elle dormait... En vérité, Aidan Genesis Williams ne parviendrait plus à se passer de cette minuscule humaine qu'était Enea Bennett.

    Et quand elle lança l'oreiller en sa direction, Aidan l'attrapa par réflexe, observant doucement la jeune fille en colère. Cette réaction le dépassait et le déstabilisait quelque peu, puisque l'Immortel ne l'avait jamais vue en colère, mais surtout rouge de honte face à ses constantes maladresses. Son cerveau ressemblait à une cocotte-minute prête à exploser, et Aidan aurait voulu pouvoir la calmer, la raisonner, mais il en était incapable. « Tu es dans ma chambre ! Au beau milieu de la nuit ! Et uniquement vêtu d'un jean ! Je suis censée faire quoi, te dire, salut Aidan, comment ça va, si tu veux tu peux rester jusqu'au matin ? » Vraiment, Aidan aurait dû enfiler une chemise. Il fixa Enea quelques instants sans dire quoi que ce soit, souhaitant choisir ses mots... Mais le résultat était un peu brumeux, et il aurait mieux fait d'en dire un peu moins. « Je n'ai pas mis de chemise parce que c'est ainsi que je chasse... Sinon ma famille se poserait des questions.. Je veux dire.. Ils .. Ils sauraient que je suis venu ici .. Ils comprendraient pourquoi je viens ici. Et ils sauraient que tous les soirs, quand je leur dis que je vais chasser... » Aidan se tappa la tête avec sa paume. Il en disait trop, il parlait étrangement, hésitait sur ses phrases, ne sachant pas comment lui avouer ce qu'il faisait précisément dans sa chambre, aux petites heures du matin, sans trop révéler de sa véritable nature. Mais d'un autre côté... N'était-ce pas plus prudent vis-à-vis d'Enea? Il passait tellement de temps en compagnie de cette humaine, il lui devait bien la vérité, non? Mais que ferait-elle en sachant cette vérité...? Elle courrait. Elle s'enfuirait de lui, et tomberait droit dans les filets d'un autre Immortel. James. Ou encore sa meilleure amie, Eden. Rien qu'à cette pensée, Aidan dut retenir un grognement de rage. « Au cas où tu ne le sais pas, tu n'as pas le droit de .. rentrer chez les gens, par leur fenêtre, pour faire .. pour faire quoi, au juste ? Tu m'énerves ! Tu .. tu m'énerves ! Tu fais tellement de choses, tu dis tellement de choses, qui sont absolument sans sens ! C'est impossible de te comprendre, impossible, et si tu ne réponds jamais à mes questions, comment je suis censée .. comment je suis censée .. » Aidan soupira. Il ne mentait jamais, car étant une personne foncièrement honnête, il préférait garder le silence plutôt que d'énoncer un mensonge. La voilà qui se tenait au bout du lit... Il s'approcha d'elle, bien qu'elle ait eu un instinctif mouvement de recul. Bien. Au moins elle n'était pas totalement inconsciente. Néanmoins, il ne lui voulait aucun mal. « Écoute.. écoute-moi, Enea... Si je suis là... C'est parce que je veux te protéger. » Il prit une grande inspiration. Cette fois, c'était quitte ou double. « Je ne suis pas comme les autres de ma race. Et certains... je crois que certains en veulent à ta peau... Depuis, je fais le guet ici, toutes les nuits.. Parce que si on me disait, un matin, que.. que.. » Et il s'aperçut de sa bévue, de son immense gaffe. Il n'avait pas dit les autres. Il avait dit les autres de ma race. Un point pour le roi des idiots.
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MessageSujet: Re: Seems like I've been holding on to lies } ENEA   Dim 19 Avr - 19:24

    Je n'étais pas capable de rester longtemps en colère, comme d'être rancunière. J'étais ce genre de filles qui laissait assez passer ce qu'on pouvait lui faire, et qui pouvait absolument tout pardonner en une minute. Car je n'avais jamais compris l'intérêt d'être fâché contre quelqu'un pendant un certain laps de temps, alors que l'on pouvait accélérer les choses en simplement .. tout oubliant. C'était sur qu'une chose en entrainant une autre, les gens avaient pris tendance à profiter de moi, mais je n'y voyais pas des désavantages, au contraire, j'avais l'impression de servir au moins à quelque chose. Sur le moment, la rage m'était montée au cerveau, mais plus dirigée vers moi que vers n'importe qui. Et puis, il fallait avouer que je ne pouvais me comporter naturellement quand on m'avait arraché de mon sommeil au milieu de la nuit, car j'étais dans ces moments là généralement d'humeur peu commode. Cinq minutes me suffisait pour aller en haut de l'échelle de l'emportement et de redescendre au plus bas, et je ne doutais pas de ma capacité dans quelques minutes à être aussi douce qu'un agneau. Il fallait bien que je panique au vu de la situation, et m'était presque forcée à le faire car cela devait être le comportement de n'importe quelle personne. D'un autre côté, est-ce que le fait qu'il se tienne torse nu dans ma chambre était vraiment quelque chose que je n'aimais pas ? Je ne pouvais pas dire oui, après tout, j'aurais très bien pu en avoir rêvé. En fait, je me sentais maintenant presque ridicule d'avoir adopté un tel comportement, mais si j'étais restée parfaitement normale, j'aurais surement trouvé le moyen de me caractériser de cette manière également. Bon bien sûr il avait pénétré dans ma chambre au plein milieu de la nuit alors que j'étais endormie, mais ne devrais je pas profiter de l'occasion au lieu de tout de suite monter sur mes grands chevaux ? Je me calmais petit à petit, mais si les phrases dans mon esprit coulaient beaucoup plus facilement et étaient beaucoup moins violentes, j'en restais pour le moins troublée. Je repensais à sa réponse, précédente, trop rouge à présent pour que mon visage puisse s'empourprer un peu plus, après ma question de la raison de sa présence ici. Je m'étais emportée sur le coup, mais repenser à la phrase, à son ton, à son expression inconnue .. J'aurais voulu, j'imagine, que ce qu'il avait dit était l'absolue vérité. Je ne m'étais jamais posé la question sur ce que je voulais vraiment, vu qu'à l'origine, je ne m'étais pas imaginé que j'aurais ne serait-ce que l'ombre d'une relation avec Aidan. Pourtant je lui avais parlé, il m'avait parlé, nous parlions, et j'espérais nous parlerions, ce qui compliquait un peu tout. Après tout, je n'avais pas de but fixe, pas de volonté stable, je l'embêtais le plus possible c'était tout ce dont j'étais sure. Je ne m'étais jamais demandé quelle était la raison de mon obsession, et avais évité la question après un long silence les rares fois où l'on me l'avait demandé, et je n'étais pas vraiment capable aujourd'hui non plus d'y répondre.

    Maintenant la question me hantait, quelles étaient ses intentions, que pensait-il réellement de moi, quand mentait-il et quand disait-il la vérité, bien que je n'avais jamais l'impression qu'il ne soit pas honnête. Il m'était difficile de croire que les gens pouvaient l'être de toute façon, car cela se heurtait inlassablement à ce que je moi je pensais de la vérité, même si je souhaitais exactement la même que celle qu'on me proposait. Je pensais me torturer en me faisant des faux espoirs, et c'est pour ça que je tournais définitivement la page dans mon esprit pour me concentrer sur les réponses qu'il pouvait m'apporter. Avec un peu de chance, mon emportement permettrait d'en savoir un peu plus, et même si j'avais pu montrer le contraire, je n'avais pas qu'il s'enfuie par la fenêtre aussi vite qu'il devait être arrivé. Je me demandais si c'était une habitude chez lui, d'escalader le mur pour aller de chambres en chambres, et si quelqu'un aurait été au courant. Inutile de lui demander, j'avais quand même posé trop de questions pour le moment. « Je n'ai pas mis de chemise parce que c'est ainsi que je chasse... » Première partie de phrase qui pouvait me laisser bien penseuse. Bon si on ne s'y penchait pas de trop près, on pouvait quand même voir le lien qui n'était pas du tout évident entre le fait d'être presque dévêtu et de devoir aller .. chasser ? Et puis deuxièmement, qu'est-ce que la chasse venait faire là ? S'il prenait du plaisir à aller tuer de pauvres petits animaux avec un fusil, qu'il fasse ce que bon lui semble, mais il ne me semblait pas que c'était ce qu'il faisait en allant dans ma chambre. Ou alors, il était un adepte de ce qu'on appelait la chasse humaine, et était véritablement venu là pour me tuer. Comme il aurait pu le faire depuis longtemps, je me ravisais et attende qu'il m'éclaircisse un peu plus. « Sinon ma famille se poserait des questions.. » Aux dernières nouvelles, il me semblait qu'il n'avait pas de famille. Ou en tout cas, c'est ce qu'il m'avait dit. Ou ce que je croyais qu'il m'avait dit. J'étais profondément déconcertée, mais restais bien dos à lui pour manifester mon mécontentement, ce n'était pas le moment de se relâcher même si j'étais redevenue Enea habituelle. « Je veux dire.. Ils .. Ils sauraient que je suis venu ici .. Ils comprendraient pourquoi je viens ici. » Je fronçais les sourcils machinalement même si personne ne pouvait me voir. C'est bon, j'étais totalement dans perdue, je ne comprenais absolument plus rien. Qui ils, en quoi ça les regardait ce qu'Aidan pouvait bien faire, qu'est-ce qu'il y avait à comprendre sur cette fameuse raison qu'il ne m'avait toujours pas révélé, j'étais bien partie pour avoir très vite un autre mal de tête. « Et ils sauraient que tous les soirs, quand je leur dis que je vais chasser... » Il parlait de manière assez confuse, d'ailleurs cela me surprenait un peu par rapport à sa façon de parler habituelle, mais, même s'il y avait de fortes chances pour que je l'ai compris de travers, je me demandais s'il venait dans ma chambre tous les soirs. Il arrivait que je me réveille pourtant en pleine nuit, même si cela m'insupportait, et il ne me semblait pas l'avoir jamais vu se tenir dans le noir.

    Les questions en apportaient d'autres, et j'aurais voulu pour une fois avoir gardé ma bouche bien fermée pour juste profiter de son humble présence dans ce qui semblait être mes appartements. « Écoute.. écoute-moi, Enea... Si je suis là... C'est parce que je veux te protéger. » Il semblait y avoir beaucoup de personnes qui prenaient comme mission personnelle le fait de me protéger, mais le fait était que je ne savais toujours pas de quoi. Il ne me semblait que je n'avais rien fait de mal, pourquoi m'en voudrait-on ? A moins que tous les autres gens aient des gardes du corps personnels et que je sois la seule à qui on ai pas passé le message. Ou peut-être parce que j'étais à peu près nouvelle dans la ville et que cela faisait de moi une victime potentielle pour .. pour X. « Je ne suis pas comme les autres de ma race. Et certains... je crois que certains en veulent à ta peau... » Surprise, je tournais rapidement la tête vers Aidan, les yeux écarquillés, et revenais bien vite dans ma position initiale. Premièrement, race ? Comme une race de chien ? Je ne comprenais pas vraiment grand chose. Pourquoi ne pouvaient-ils tout simplement pas me dire ce qu'ils étaient, que je puisse arrêter de me torturer chaque jour plus encore ? Comment étais-je censée faire attention, quand je ne savais même pas de qui j'étais censée me protéger ? Ou alors ce n'était que milles choses inventées par Aidan pour me rendre folle. C'était plutôt crédible comme hypothèse. Ça marchait même à merveille. Deuxièmement, venait-il bien de dire que des gens en voulaient véritablement à ma peau ? Je n'imaginais même pas que certaines voulaient me voir .. mortes. Au moins, les recommandations d'Aidan me semblait tout de suite plus sérieuses. Je ne comprenais pas vraiment ce que j'avais pu faire pour les énerver, si j'avais attiré des problèmes d'une façon ou d'une autre, mais sa façon de parler était telle que je ne me donnais pas vraiment le droit de douter de ses paroles. « Depuis, je fais le guet ici, toutes les nuits.. Parce que si on me disait, un matin, que.. que.. » Au moins comme ça c'était clair, il venait toutes les nuits dans ma chambre, j'imaginais par la fenêtre parce que je ne savais pas trop si Evan lui ouvrait les rares nuits où il était là, sans que je le sache, pendant que je dormais. Je pouvais m'estimer heureuse de ne pas dormir nue comme certaines autres filles. Ne dormait-il jamais ? Pourquoi se sentait-il obligé de venir faire le guet comme ça ? Parce que j'avais trop de questions en tête, je me levais encore une fois pour m'éclipser hors de ma chambre.

    Je me dirigeais vers la chambre d'Evan en essayant de suivre le flot de mes pensées pour le moins tumultueux, et pénétrais à l'intérieur pour me diriger vers son armoire à vêtements. Je prenais un haut au hasard et repartais en direction de ma chambre. J'hésitais quelques secondes encore avant de rentrer pour la seconde fois à l'intérieur, et y pénétrais finalement rapidement pour m'asseoir à côté d'Aidan. Je lui tendais le tas de tissu informe que je tenais à la main avec un léger sourire -il fallait dire que j'étais un peu chamboulée et qu'il n'y avait pas vraiment d'explication à cette expression-, et prenais une grande inspiration en regardant devant moi. En fait, je ne savais pas exactement que dire. « Ce que tu es en train de me dire, c'est que .. tu as une famille, nouvelle information, d'une certaine .. race, très étrange, et qu'ils veulent me tuer. J'ai fait quelque chose de mal ? Je te jure que je ne suis pas montée au quatrième étage. Et je n'en ai pas vraiment abordé, ni embêté .. Et donc ensuite que tu me dis que tu viens toutes les nuits, si j'ai bien compris, dans ma chambre, pour t'assurer que personne ne vienne m'assassiner ? » Je me grattais la tête avec l'air intrigué, cherchant comment j'allais pouvoir tourner la suite. « Oui, ça n'a pas vraiment de sens tout ça .. Et c'est quoi cette histoire de .. race ? Tu veux dire, tous ceux qui ont la peau aussi blanche que les morts ? Et, toujours si j'ai bien suivi, tu veux dire qu'ils sont ta famille ? Ou tu parles d'une autre famille ? Parce que sinon, il me semble qu'elle est assez grande .. » Je me penchais en avant et m'appuyait sur mes genoux, agrandissant mon sourire, et me tournais vers Aidan qui heureusement pour moi n'était plus torse nu, ce qui ne me permettait plus de divaguer. « Et tu veux me dire que toutes les nuits tu restais dans ma chambre comme ça ? Je n'y crois pas. Et tu ferais quoi, pendant ce temps ? Et puis, quand est-ce que tu dors au juste ? » Je rigolais toute seule de l'absurdité de la situation, en me demandant comment je pouvais même croire à tout ça, et reprenais. « C'est gentil que tu prenne cette tâche à cœur, mais .. Bon, tu te doute que je ne vais pas te dire que j'arrive à me débrouiller toute seule parce que je ne peux tromper personne, mais tout ce que j'ai bien pu faire est te parler, comme tant d'autres au lycée qui donc seraient autant que moi en danger de mort. Elles ont toutes un protecteur, elles aussi ? » Je m'arrêtais de parler, en pensant que je devais surement avoir dit à peu près ce qu'il y avait à dire, et donc restais à observer Aidan. Je détournais la tête en rougissant après quelques dizaines de secondes, parce qu'il semblait que je n'arriverais jamais à le regarder sans être gênée. « Ah oui, et c'est quoi cette histoire de chasse en pleine nuit et torse nu ? » J'ajoutais.
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