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 Oh God ! Pourvu qu'elle ne me frappe pas. | Enea. |

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Nathaniel R. Austen

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MessageSujet: Oh God ! Pourvu qu'elle ne me frappe pas. | Enea. |   Ven 17 Avr - 22:30

    Du sang, voilà ce qui coulait le long de mes doigts. Assis dans le coin d’une pièce trop claire pour pouvoir se cacher. J’aurais voulu m’enfuir mais il n’existait aucune porte, aucune fenêtre, aucune issues. Prisonnier dans mon propre esprit. Je savais bien que je rêvais. Que j’allais finir par me réveiller comme chaque jours. Mais je ne pouvais pas empêcher l’angoisse de prendre possession de mon corps. Le sang sur mes doigts me semblait tellement réel. Très vite, je remarquai que je n’étais pas seul dans cette pièce. Non, le prédateur tant redouté était là. Il était toujours là, d’ailleurs. Chaque jours. Il riait et se moquait de ma faiblesse. De mon incapacité à ma déplacer. C’était très frustrant pour un égocentrique comme moi. Mais j’avais l’habitude maintenant. Bien qu’on ne puisse empêcher notre inconscient d’avoir peur et de se sentir humilié, je savais qu’au réveil, il n’y aurait personne dans ma chambre et que tout ça serait fini jusqu’au soir.

    Le sang continuait de couler le long de mes doigts pour aller trouver mes poignet, recouvrant ainsi mes mains. Toujours sous le regard amusé de l’immortel qui se tenait devant moi. Puis, un ange. Ma cousine. Elle venait me voir. Me souriait de son beau sourire comme voulant me pardonner avant de repartir au côté du prédateur. Après, je me réveillais. Comme d’habitude. Mes yeux cherchèrent instinctivement ma cousine dans la pièce mais il n’y avait personne. Comme prévu. Ce qu’il restait d’elle ? Un jours de Juillet, une chaleur dissipé. J’avais que trop de souvenirs pour le peu de temps que j’avais passé avec elle. Après sa mort, je n’avais pas cessé de chercher dans ma mémoire des moments qu’on avait partagé ensemble. Comme un frère et une sœur. Mais n’habitant pas ici, les moments étaient rares. Un regard joyeux, un rire cristallin. Un au revoir à l’aéroport, un adieu baigné de sang. C’était dur. Ce qu’il restait d’elle, pour moi, c’était surtout des questions sans réponse. Pourquoi ? Comment ? Et bien d’autres.

    Et je me détestais de m’accrocher à tous ces souvenirs pour ne pas trop culpabiliser. J’essayais de toujours en arriver à la conclusion que je n’y étais pour rien. Que de tout façon, je n’aurais rien pu faire. Mais si je me mentais ? Si jamais il y avait eu un moyen pour que je puisse empêcher cette chose, parce que je ne savais comment l’appeler, de sucer le doux nectar de ma cousine ? Je ne pouvais pas me pardonner. Ni à moi, ni à lui. Et j’avais juré de faire la peau à celui qui avait fait cela. Peut être n’était-il même plus ici mais ce n’était pas grave. Je n’étais sans doute plus aussi naïf depuis cet accident. Je me demandais même s’il existait des êtres plus bizarres que celui que j’avais vu à l’œuvre. Moi, misérable humain, que pourrais-je faire contre eux ? J’étais seul, faible, sans armes. Comme voué à l’échec. Oh, je ne me plaçais pas en position de victime. J’étais heureux d’être simplement un humain. Ne croyez pas le contraire. Malgré mes pensées, je n’étais pas devenu dépressif ou quelque chose dans le même genre. J’éprouvais simplement de la haine envers ces immortels.

    Je quittai mon lit, chassant toutes ces pensées de mon esprit. Je devais penser à autre chose. Sans même prendre la peine d’aller manger, ma direction fut la salle de bain. Lorsque je fus devant le lavabo, je déposai du dentifrice sur ma brosse à dent à l’aide du tube. Je fis craquer brièvement mon cou avant de faire pénétrer la brosse à dent entre mes lèvres pour y commencer un brossage habituel. Ca ne dura pas plus longtemps que d’habitude, juste le temps nécessaire. Il fallait ensuite que je me prépare pour me rendre au lycée. Je choisi donc de commencer par une douche qui ne pourrait que me faire du bien. Lorsque je fus enfin prêt, je pus partir pour le lycée avec un sourire à demi présent. Je n’étais pas du genre à pleurer sur mon sort, je souriais donc mais en croisant certaines personnes comme le prédateur que je redoutais tant, il m’était difficile de sourire de toutes mes dents. Enfin bref. Je fis le chemin à pied, j’étais en avance de tout façon.

    La matinée. C’est sans doute ce que je détestais le plus au lycée. Ces matinées sans fin où vous êtes trop endormis pour suivre quoi que se soit. Vous ne pensez qu’à votre lit mais les professeurs ne veulent pas toujours comprendre. Ce jour-là, ma matinée fut tout simplement horrible. Je n’étais pas spécialement d’humeur à supporter les cours et me répétais sans cesse que j’aurais sans doute mieux fait de sécher. Mais bon, j’étais là maintenant. Je n’avais plus qu’une heure à supporter avant de pouvoir me rendre à la cafétéria dans le but de m’y délecter de ces merveilleux plats surgelés qu’ils nous servaient chaque jours. En fait, j’ignorais si c’était du surgelé ou non, tout ce que je savais, c’est que je n’appréciais pas plus que cela. Assis à la table que j’avais l’habitude d’occuper. Je posai mon regard sur Enea. Jeune femme très jolie, il fallait l’avouer, avec qui je passerais un bon moment si elle me suppliait. (A). Si je me souvenais bien, j’avais cours avec elle juste après.

    J’étais au courant de son obsession pour l’un de ces immortels. Ca se voyait simplement à sa façon de le regarder et à sa manière d’agir avec lui. En ce qui concerne sa nature, à lui, je le savais parce qu’il présentait les même caractéristiques que celui qui s’en était prit à ma cousine. Rien qu’à cette pensée, je ne pus m’empêcher un bref soupir. L’appétit me quitta lorsque je me remis à penser à tout cela. Je décidai donc de quitter la cafétéria pour retrouver l’extérieur avant la sonnerie. M’accordant le temps de lire un peu. Seulement, j’avais oublié mon livre dans mon casier, c’était bien ma veine. J’attendis alors, le plus simplement du monde, que la sonnerie veuille bien se faire entendre comme elle savait si bien le faire. En fait, cette sonnerie je la détestais. Elle ne sonnait jamais quand il le fallait. Coup du destin ? Je ne savais pas mais ça m’agaçait au plus haut point. Mais ça nous est égal, n’est ce pas ? Puisque le sujet n’est pas la sonnerie.

    Cette dernière se fit enfin entendre, pour mon plus grand bonheur. Ainsi, je rejoignais le cours de littérature gaiement. Un cours que j’appréciais. Ainsi, j’entrai dans la salle afin de prendre place à la table qui m’était réservée, celle juste à côté d’Enea. Je n’avais guère choisi et j’occupais cette place depuis le début de l’année alors bon, elle ne pouvait pas dire que je le faisais par pur plaisir. En fait, ce n’était pas vraiment le grand amour entre elle et moi. Compréhensible. Elle vouait presque un culte à une espèce que j’haïssais du plus profond de mon cœur. Deux sentiments assez fort mais complètement opposés. Nous n’étions donc pas programmer pour nous entendre, seulement, il m’arrivait d’aimer la taquiner. Je n’avais échangé que quelques discussions avec elle et à chaque j’en arrivais à descendre plus bas que terre ceux qui l’intriguaient tellement, sans pour autant être totalement explicite sur le sujet. Lorsque je fus sûr qu’elle était assise à se table je ne pus m’empêcher de prendre la parole.

    « Content de voir que tu es toujours en vie. »

    L’ironie se sentait dans ma voix bien sûr, mais peut importait. Je ne cherchais pas à la faire rire, je voulais simplement la faire réagir. C’était drôle, enfin, pour moi. Bon d’accord, j’avais de drôle façon pour me distraire mais ce n’était pas vraiment la question là.

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Enea P. Bennett

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MessageSujet: Re: Oh God ! Pourvu qu'elle ne me frappe pas. | Enea. |   Sam 18 Avr - 12:13

    Mes nuits se ressemblaient en tout et pour tout, étant donné que mes heures de sommeil s'étaient sensiblement réduites et que tous mes rêves se ressemblaient. Enfin rêve, c'était un petit mot, puisque mes nuits étaient toujours habitées par mille et un cauchemars. Il y en avait de toutes sortes, et même si Aidan tenait un grand ou petit rôle dans la majorité de ceux ci, je pouvais aussi dire avoir rêvé qu'une armée de morts vivants me courait après de nombreuses fois. En fait, je ne pouvais résolument dire que tous ces songes nocturnes m'effrayaient ou me dérangeaient, car au contraire, ils m'étaient très divertissants. A force de se faire courir après par tous les monstres, violeurs, tueurs possibles, cela ne devient qu'un jeu de chat qui m'amusait. J'avais la grande capacité d'être très agile dans mon monde onirique, quand mes jambes n'étaient pas empêtrées dans une sorte de ciment, et ne trébuchais presque jamais. Cela changeait un peu de l'ordinaire où je manquais de me retrouver à l'hôpital chaque jour, et j'étais très contente de m'endormir au soir, sachant que je passerais une nuit plaisante -et pas dans ce sens là-, et que je me réveillerais fraiche et dispo pour aller en cours et accessoirement admirer l'objet de presque toutes mes pensées. J'avais progressé dans le rang d'obsédé de niveau en niveau, et m'étonnais moi même d'être aussi monomaniaque. En fait, si quand j'étais encore à New York, on m'avait décrit la personnalité que je pouvais avoir aujourd'hui et tous les gens qui m'entouraient, je n'y aurais surement pas cru. Parce que je me retrouvais maintenant aussi bien avec des amis que des ennemis, et pas des connaissances neutres et des gens qui aimaient les martyrs comme autrefois. Mais j'avais également beaucoup plus de raisons d'être honteuse, de me sentir gênée ou même coupable, parce que mon comportement pouvait frôler l'inacceptable, quand j'allais filer des gens plus que blanchâtres dans la rue, ou je ne savais encore quelle sottise. A force, je n'en devenais que plus sociable à ma plus grande surprise, et même si je n'étais pas encore une fille que l'on pouvait appeler normale, je m'en rapprochais de plus en plus. Je regrettais légèrement le temps où je pouvais marcher dans le couloir et me coller contre le mur sans que personne ne songe même à m'aborder ou à me dire bonjour, mais il y avait plein de choses à La Crosse qui valaient beaucoup plus que cela.

    C'est l'esprit embrumé que j'ouvrais les yeux dans ma modeste chambre d'hôtel, ma chambre dans la chambre d'hôtel plus précisément, et que je restais plusieurs minutes le regard dirigé vers le plafond à penser, et à me délecter de la merveilleuse sensation du matelas et des oreillers. Il m'était à chaque fois très dur de me lever, et ce n'était pas pour ça que j'arrivais en retard, dieu m'en préserve. En fait, je devais surement être la fille la plus à cheval sur l'heure de tout le lycée, car je pouvais arriver une demi heure comme une heure à l'avance, juste pour ne pas avoir à angoisser sur le fait d'une possible retenue si je prenais trop mon temps, et pour me délecter du calme environnant quand aucuns des étudiants n'étaient encore arrivés. Quelques petites minutes pour me remémorer mon rêve, histoire de ne pas l'oublier, et je me glissais hors des couvertures pour commencer à me préparer. Je ne prenais même pas le temps d'aller vérifier la chambre d'Evan pour voir s'il était rentré ou pas le soir précédent, car de un j'avais peur d'être devant un spectacle qui serait choquant pour mes yeux chastes, et puis qu'il était si souvent en dehors de la chambre que je n'y prêtais plus vraiment attention. Tout ce dont je pouvais avoir peur, était qu'un voleur s'introduise par la fenêtre, ou un tueur, ou un violeur, et que je me réveille en plusieurs morceaux enterrés ou au fond du lac. Remarque dans ces cas-ci, je ne pouvais pas vraiment dire que je pouvais me réveiller. Je passais rapidement vers la salle de bain, j'avais l'habitude de me laver le soir pour avoir plus de temps, histoire de me brosser les dents et de donner une forme acceptable à mes cheveux. Je ne m'embêtais pas trop, n'étant pas du tout le genre de filles à se préoccuper de son maquillage -je n'en portais pas- ou de sa tenue, et en cinq minutes top chrono j'étais revenue vers mon dressing pour enfiler quelques vêtements acceptables à la place des vêtements informes que j'utilisais pour la nuit. Très loin de la nuisette sexy, j'avais l'habitude de me vêtir de vêtements trop grands, vieux et délavés, ou parfois tout simplement un débardeur et un short. Le confortable avant tout, on disait. J'enfilais donc un t-shirt et un jean, accompagnés d'une veste, simple et efficace, avant d'attraper mon sac et de partir bien vite sur le chemin du lycée. J'aimais marcher le matin, et c'est pour ça que je ne me laissais pas emmener en voiture, cela permettait de clarifier mes idées et de me préparer pour l'horrible journée à venir.

    La matinée de cours fut .. comme toutes les autres matinées. J'écoutais ce que je devais écouter, je notais ce que je devais noter, je soufflais des réponses à d'autres personnes qui avaient des difficultés, griffonnais sur mon cahier, admirais le dos d'Aidan .. Rien de bien particulier. Le matin m'était au contraire de certaines personnes beaucoup plus appréciable que l'après midi, car le cerveau était beaucoup plus en forme pour retenir toutes les informations et commençait à peiner une fois le midi passé. Je m'efforçais d'être attentive pour travailler le moins possible chez moi, parce que même si j'étais plus que bonne élève je n'étais pas non plus férue de travail, mais il arrivait parfois que mes pensées voguent vers de meilleurs endroits. Vint la fin des premières heures du cours, direction la cafétéria, ou je devais me forcer à avaler cette « délicieuse » nourriture pour ne pas finir avec des maux de tête de fin de journée. Il arrivait que je sois seule, et il arrivait que je me retrouve sans que je sache pourquoi à une table pleine de monde. Je parlais ou je ne parlais pas, je détestais qu'on puisse me regarder manger et je souhaitais sérieusement ramener ma propre nourriture pour manger dans les toilettes, si cette heure de supplice ne pouvait pas me servir à mener quelques interrogatoires habituels parmi les élèves pour essayer d'en apprendre plus sur .. toujours la même chose. Parce que j'étais une obsessionnelle, quand une idée me venait en tête, il était dur que je puisse m'en détacher. Vint le premier cours de l'après midi, cours de littérature avec pour cher professeur mon frère. Bien sûr je lui avais promis de ne rien dire à personne, peut-être qu'il pensait que les autres allaient croire à des privilèges qu'il pourrait me donner, mais plusieurs étaient déjà au courant, parce que j'étais trop malhabile pour réussir à mentir avec facilité. Après m'être assise à ma table habituelle, et soupirant déjà de fatigue et fermant les yeux en attendant que le cours commence, une voix à côté de moi me fit sursauter.

    « Content de voir que tu es toujours en vie. » Je tournais la tête sur le côté, les sourcils froncés, et soupirais de voir le fameux Nathaniel qui occupait la table à côté de moi depuis le début de l'année. Il s'efforçait de rabaisser encore et toujours tous ceux qui habitaient au quatrième étage de l'hôtel, mais je ne savais pas s'il faisait ça uniquement pour m'embêter ayant remarqué mon intérêt, ou parce qu'il savait réellement ce qu'il s'y passait. N'en restait pas moins qu'il m'exaspérait, et que lui parler était tout sauf une partie de plaisir. Parfois j'avais envie de me jeter sur lui et de l'étrangler, comme de le taper avec tout ce qui me tombait sur la main, ou tout simplement de tabasser sa tête contre le mur .. Et rien que de penser à toutes ces images me procurait une certaine satisfaction. « Tu es profondément agaçant. » C'est vrai, ne pouvait-il pas changer de registre pour une fois ? « Et fais attention, c'est peut-être toi qui va te retrouver six pieds sous terre, à être aussi désagréable .. » Je tapotais le crayon sur la table, comme à chaque fois que quelque chose me préoccupait, sachant que même si c'était d'une façon différente, il avait l'air de dire qu'ils étaient dangereux comme Aidan me l'avait dit. Sauf que je prenais mes gardes avec tous les autres qu'Aidan et Summer, et qu'il n'y avait aucunes raisons de s'inquiéter. J'étais peut-être naïve et influençable, mais je n'allais pas non plus aller en mission suicide. « On dit que qui aime bien châtie bien. Qui sait, peut-être que tu es profondément amoureux d'eux tous, et que tu ne trouves pas le cran d'aller leur adresser la parole ? Je ne peux que supposer, ton comportement m'échappe totalement. » Mon frère fit apparition dans la salle de classe, et je fermais la bouche, n'étant pas le genre de personne à faire la papote durant le cours, et même si je pouvais avoir le droit à des cours particuliers après la classe, ce n'était pas le moment de perdre l'attention. Je me désintéressais totalement de l'idiot qui était assis près de moi, et commençais à prendre des notes.
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Nathaniel R. Austen

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MessageSujet: Re: Oh God ! Pourvu qu'elle ne me frappe pas. | Enea. |   Lun 20 Avr - 14:52

    « Tu es profondément agaçant. » Je ne pus m'empêcher de sourire, avait-elle trouvé cela toute seule ? Je pensais pourtant qu'elle m'appréciait. Oui, en fait, j'en étais sûr, elle me portait dans son cœur comme chaque personne présente ici. Ou alors, ce n'était que mon égocentrisme et narcissisme, parfois poussé à l'extrême, qui me faisaient penser ainsi. En tout cas, elle m'aimait, c'était une chose sûre. Bien sûr, comme beaucoup de filles, elle refusera de l'admettre, jurant que jamais elle ne penserait à moi de cette façon mais bon, l'espoir fait vivre. Je n'eus pas spécialement le temps de placer quelques mots puisqu'elle reprit la parole tout de suite après. « Et fais attention, c'est peut-être toi qui va te retrouver six pieds sous terre, à être aussi désagréable.. » Moi ? Désagréable ? Rah, mais elle ne comprenait rien cette petite. Je n'étais pas désagréable, au contraire, j'étais prévenant. Je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose mais bon, tant pis pour elle. Je refuserais juste de l'aider quand il sera trop tard et là, elle comprendra que j'étais indispensable à sa vie. Mais bon, si on arrêtez de parler de moi un peu ? Son crayon rencontra plusieurs fois la table en de petits coups irréguliers. Elle était préoccupé, sans doute. « On dit que qui aime bien châtie bien. Qui sait, peut-être que tu es profondément amoureux d'eux tous, et que tu ne trouves pas le cran d'aller leur adresser la parole ? Je ne peux que supposer, ton comportement m'échappe totalement. » Je ne pus me retenir et me mis à rigoler. Profondément amoureux ? D'eux ? Si seulement elle savait. Enea se droguait, sans aucun doute. Effectivement, elle ne pouvait que supposer mais lorsque mon rire cessa, je repris un air sérieux avant de plonger mes yeux dans les siens. « Enea... » Rien. Rien ne vint après. Je fis mine de réfléchir, comme cherchant mes mots avant de reprendre la parole. « Tu sais bien que la seule personne de qui je suis profondément amoureux, c'est toi. Donc, je te prierais de ne pas dire n'importe quoi. » Oui, je n'avais pas pu m'en empêcher, ce n'était pas un crime tout de même, si ? Après tout, je savais bien qu'elle se fichait pas mal de ce que je pouvais dire. J'aurais pu la demander en mariage qu'elle n'aurait pas réagit.

    Le professeur fit son apparition mais ce dernier ne m'empêcha pas de ne pas prêter attention à Enea. Elle, par contre, semblait être décidé à ne pas faire attention à moi. Ah, s'il y avait bien une chose que je détestais, c'était ça. Elle n'aurait pas le choix que de me regarder au moins une fois. Je pouvais vraiment être lourd lorsque je le voulais et Enea était mon jouet le plus amusant dans ce domaine. Je voulais la voir me jeter une table à la figure. La rendre complètement folle. Pourtant, je choisis de faire comme elle. écouter et simplement prendre des notes par moment. Ou du moins faire semblant. Non pas que les cours ne m'intéressaient pas, j'étais juste trop occupé à finir le merveilleux mouton que j'avais commencé à dessiner la dernière fois. J'avais peut être une chance en tant que dessinateur. En fait, non. C'était horrible. Le pauvre mouton ressemblait à un calamar qui aurait muté avec une chaussette. Ou quelque chose dans le genre. Mais bien sûr, puisqu'il avait été dessiné par mes soins, il serait sans doute exposé bientôt à Paris ou pourquoi pas au Japon ? Bref ! Je quittai des yeux la chose que j'avais dessiné avant de regarder la fenêtre. Pourquoi ? Il faut vraiment une raison pour regarder par la fenêtre ? Je ne pense pas. J'attendais un signe de la jeune fille mais rien. Elle faisait sans doute semblant de ne pas me voir, pour ne pas faire éclater son amour pour moi au grand jours. C'était une timide, je ne pouvais que comprendre. Alors tant pis, je ferais le premier pas. « Enea. Hey ! » Je n'avais pas crié bien sûr. Je ne voulais pas avoir à venir en retenue ou quoi que se soit d'autres. Sinon, je n'aurais plus de temps à attribuer à mes proches et fans. Attendant qu'elle daigne tourner les yeux, je lui lançai ma gomme. Bah oui, la douceur je connaissais pas. Lorsque je fus sûr qu'elle était prête à m'écouter je repris. « Je te ramène chez toi, après ? » J'accompagnai le tout d'un beau sourire, oubliant le coup de la gomme. Oh et puis, je n'aurais pas pu lui faire mal de tout façon. Ce n'était qu'une gomme. Elle était loin d'être solide notre Enea mais quand même, c'était pas un bout de sucre.

    De tout façon, je ne lui laisserais pas le choix. J'étais bien décidé à la ramener en bon ange gardien que j'étais. Ma tête se retrouva tiré en arrière pour tirer sur mon cou. J'avais une affreuse douleur mais je m'en fichais, j'avais l'habitude de faire avec. Sûrement à cause des cours. Oui, ils étaient responsable de tout. Voilà, c'était eux les méchants. Qu'on s'en prenne aux cours plutôt qu'à nous, pauvres étudiants à la botte de l'éducation. Je pris ensuite la même position que quelques minutes plus tôt. Histoire de fixer la jeune femme pour essayer de la mettre mal à l'aise. Enfin, je n'étais pas très doué pour ça. « Enfin, je sais que t'en meurs d'envie donc, ne dis rien. » Ma voix était toujours resté à l'état de chuchotement. Oui, je n'allais pas crier. Je regardais ses cheveux. Bizarre n'est-ce pas ? Mais j'aimais beaucoup ses cheveux. Bien sûr, j'avais déjà vu beaucoup mieux mais ils n'étaient pas mal du tout. Je devais passer pour fou, à regarder comme ça les cheveux d'une fille. Il y avait beaucoup d'autres choses à regarder sur elle et moi, je m'arrêtais sur ses cheveux. Note Personnelle: Penser à aller consulter. Mon attention se concentra sur le cour. Les bras croisés sur ma table, ma tête ne mit guère longtemps à rejoindre ces derniers. Je ne comptais pas dormir, non, je ne dormais jamais en cours l'après midi. Je voulais juste me reposer tout en écoutant le cours. C'était habituelle chez moi. En fait, je vais vous dire la vérité, juste parce que c'est vous bien sûr. Je n'en avais rien à faire des cours. Oui, je me fichais pas mal de ce que pouvait raconter le professeur mais j'écoutais quand même. Histoire d'assurer niveau note. Puisque oui, j'étais un grand intellectuel. Je sais, c'est dur à croire. Doucement, je me tournai vers Enea. « Dis, tu crois qu'on peut ramener un mort à la vie ? » Mon ton était plus que sérieux. Pas une seule once d'ironie ou quoi que se soit était dans ma voix. J'étais simplement sérieux. Rares étaient les fois où ça arrivait mais quand c'était le cas, je pouvais facilement tromper l'ennemie. J'étais quasiment certain qu'elle se demandait si j'étais sérieux ou non, comme beaucoup l'aurait fait à sa place.

    Personnellement, sa réponse m'intéressait. Pas parce que je croyais en tout ce qui touche au paranormal, je voulais juste son opinion. Savoir s'il y avait bien quelque chose sur laquelle on tombaient d'accord ou alors nous étions voués à être d'éternel opposé. Je pensais plus pour la deuxième option, oui, Enea et moi, nous n'avions encore montré aucun intérêt commun. Elle était obsédée par un immortel alors que moi je ne pouvais pas les voir. C'était la principale chose qui nous séparaient. Sinon, j'étais sûr que nous aurions pu former un très joli couple. (A) « Enfin, je comprendrais si tu préférais ne pas répondre. Après tout, on a chacun ses croyances. » Je ne laissais toujours paraître aucun signe qui pourrait indiquer de l'humour ou quoi. Cette question n'avait pas sa place ici, c'était une chose incontestable mais j'avais eu une soudaine illumination. Et oui, en plus d'être beau j'étais intelligent. Que demander de plus ? Je me permis tout de même un petit sourire pour ne pas paraître trop trop sérieux. Elle aurait pu prendre peur face à tant de beauté. Je ne savais plus vraiment quoi dire ou quoi faire. Tout ce que j'attendais maintenant, c'était la fin de ce cours et pourquoi pas, si le cœur lui en dis, une réponse d'Enea. J'espère tout de même une réponse, histoire de ne pas passer pour fou. Un fou qui parle tout seul. Je crois bien qu'on me fuirais après sinon.
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Enea P. Bennett

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MessageSujet: Re: Oh God ! Pourvu qu'elle ne me frappe pas. | Enea. |   Lun 20 Avr - 18:43

    Je ne savais pas quel était son but, et je ne pouvais absolument pas imaginer ce qui pouvait se passer dans sa tête. Peut-être qu'il s'était mis personnellement au défi de me faire sortir de mes gonds, comme Jessina avait pu le faire avec sa mission infaisable de me rendre à peu près sociable, ou je ne savais encore quelle autre idiotie. Tout ce que je savais, c'était qu'il n'arriverait surement jamais à avoir ce qu'il attendait de moi, et que même si je le rejetais de plus belle, il revenait toujours à la charge. Peut-être qu'il était masochiste .. Surement. Il n'était pas particulièrement méchant, en fait, non, il n'était même pas méchant avec moi, mais de l'entendre rabaisser sans cesse Aidan, Summer et d'autres ne me faisait pas particulièrement plaisir, alors que je m'évertuais à les admirer. Mes remarques semblaient couler sur lui sans l'atteindre, et j'avais même l'impression qu'il s'amusait de mon comportement. Je pouvais le comprendre, moi, dans le rôle de la méchante, ce n'était pas forcement très convaincant. Trouver des remarques qui pouvaient être blessantes m'était presque totalement impossible et j'avais vraiment du mal à trouver des choses qui pouvaient l'énerver. Il souriait, et cela m'agaçait. « Enea... » Mon cerveau avait l'intention de rester sur le mode blocage, et en aucunes façons je ne devais prêter attention à Nathaniel. Écouter le cours, prendre des notes, partir bien vite après pour qu'il ne puisse pas me rattraper .. Tout cela semblait être très bien, comme plan. Je ne pensais pas vraiment m'attirer des problèmes en parlant à Nathan car même si il ne voulait pas forcement le faire exprès, Evan m'accordait quelques privilèges en sachant que je n'en abusais pas, mais je n'en avais tout simplement pas envie. Je n'imaginais pas ce garçon avoir un avis sur quelques choses qui pourrait m'intéresser, et même si son cerveau pouvait contenir des informations qui pouvaient m'être utiles, je ne pensais pas qu'il me les délivrerait sur un plateau d'argent. Parce qu'il était ce genre de garçon à se jouer des autres, ou à être trop imbu de lui même pour s'en rendre compte. « Tu sais bien que la seule personne de qui je suis profondément amoureux, c'est toi. Donc, je te prierais de ne pas dire n'importe quoi. » Je tournais la tête de l'air le plus négligé que je pouvais connaître vers lui, avant de faire mine de n'avoir rien entendu. J'évitais de peu que le rouge me monte aux joues, et remerciais en silence mon cerveau de m'avoir épargné cette immense gêne, avant de pousser un long soupir. Je savais très bien qu'il rigolait, mais ce que je pouvais haïr ce genre de phrases ! Peut-être parce qu'on ne m'avait jamais rien dit de tel sérieusement. Et il devait savoir. Raison de plus pour essayer de garder une attitude je m'en foutiste la plus convaincante possible, même si je n'étais pas dotée de suffisamment de capacités pour que cela paraisse totalement naturel. Paraître naturelle, cela ne m'arrivait que très peu durant la journée, car j'étais constamment obligée de retenir ce que je voulais dire pour prononcer d'autres phrases, histoire de « paraître bien ». Je ne lui répondais rien, parce que rien ne me venait à l'esprit qui aurait pu l'empêcher de continuer à parler. Ce qu'il pouvait être bavard ! Et puis le temps s'était écoulé de telle façon que si j'avais rouvert la bouche, cela aurait été tout simplement ridicule.

    Il sembla se calmer, et je ne pouvais réfréner un sourire. Avec presque l'absolue certitude qu'il n'allait plus m'embêter jusqu'à la fin du cours, ce que je pouvais être naïve, je notais joyeusement tout ce qu'Evan pouvait bien dire en rêvant lorsqu'il radotait. Rêver de quoi, ce n'était même pas une question à poser, tout ce que je pouvais affirmer avec certitude était que ça ne plairait surement pas à mon voisin de table. Bizarrement, faire quelque chose qui serait à l'encontre de son bon vouloir semblait m'amuser, comme une jeune fille qui faisait tout pour contredire ses parents. Je n'avais jamais été ce genre de filles, toujours à faire ce qu'on attendait d'elle sans se forcer. Il fallait dire que je n'avais pas non plus l'occasion de leur désobéir, comme j'étais à part de tous les trucs de « jeunes », comme on pouvait dire. La fête, l'alcool, la drogue, très peu pour moi, et c'était à peine si je sortais de chez moi après 22h. Je me doutais que ce devait être ce genre de choses à lesquelles s'adonnait Nathaniel. Même si je ne le connaissais pas vraiment, que je ne savais pas s'il était particulièrement populaire ou juste un désespéré parmi tant d'autres, je ne pouvais que juger avec ce que j'en avais observé de ce que pouvait bien être sa vie. Je n'avais pas les connaissances en psychologie nécessaires pour déduire les manques de sa vie qui auraient amené à de tels comportements, manque de modèle parental évident ou une répression de certaines pulsions naturelles, peu importe, mais je pouvais quand même m'amuser à lui imaginer une vie. C'était rarement réaliste, mais cela avait le don de m'occuper. Alors que je l'imaginais fuguer de chez lui en moto avec une fille en tenue de cuir sado masochiste lui tenant la taille à l'arrière, sa longue crinière blonde volant au vent, sa voix me fit sursauter. « Enea. Hey ! » Je le maudissais intérieurement de ne pas avoir lâché l'affaire, et faisais comme si je n'avais rien entendu même si il était évident que si. Je recevais dans la figure, et me retournais d'un air indigné. Je n'aimais pas qu'on me lance des trucs dessus, puisque je n'étais jamais capable de les rattraper et que ça me faisait peur. C'était pour ça que je restais en général assise pendant les cours de sport, j'avais tendance à partir en courant quand les ballons m'arrivaient dessus. « Je te ramène chez toi, après ? » Je le regardais avec des yeux écarquillés, comme si je faisais face à un débile profond, et fronçais les sourcils en attente d'une phrase du genre « je rigole, tu es folle ! » ou je ne savais quelle autre idiotie. « Enfin, je sais que t'en meurs d'envie donc, ne dis rien. » Je passais la main sur mes yeux histoire de pousser un soupir exaspéré, avant de lui répondre. « Si tu savais, je rêve que tu puisses m'accorder un tel privilège depuis que je t'ai aperçu pour la première fois. Comment on appelle ça déjà ? Ah oui, le coup de foudre. Je me demande même comment un homme comme toi puisse m'honorer de son humble présence. Et puis au passage, puisque tu ramène, ça te dirait de venir passer un bon temps dans ma chambre d'hôtel ? » Le tout avec un air de fille bien niaise et un regard dédaigneux pour finir le tout. Avec lui, impossible de savoir s'il allait prendre tout au premier degré, s'il allait comprendre mais faire comme s'il prenait tout au premier degré ou juste ne pas y faire attention, mais je m'en fichais bien. « Je n'ai besoin de personne pour me raccompagner, il me semble que je suis assez grande pour pouvoir rentrer chez moi sans avoir besoin d'une nounou. »

    Il me regardait, ou en tout cas il regardait dans ma direction, et j'essayais de fixer mon frère qui gesticulait à côté du tableau pour ne pas y prêter attention. Je détestais qu'on me regarde, parce que cela m'amenait à imaginer ce que les autres pouvaient penser et me rendait folle. Et Nathaniel était pire que « les autres ». Si je tournais la tête vers lui, et que par malheur je croisais son regard, je ne pourrais plus éviter que mon visage change de couleur et pourrais alors me cacher dans un trou pour le reste de ma vie. Déjà qu'être à côté de lui pour tous les cours de littérature était un supplice, alors qu'il me harcèle en plus à cause de la gêne qu'il m'aurait occasionnée, non merci. « Dis, tu crois qu'on peut ramener un mort à la vie ? » Je le regardais l'air interloquée, en train de me demander pourquoi il avait posé une telle question. Cela tombait comme un cheveu sur la soupe, et en plus de ça la question était plus qu'étrange. En fait, je ne m'étais jamais vraiment posé la question, je pouvais croire n'importe quoi comme je pouvais ne croire en rien. Cela dépendait de mon humeur, de ce que j'avais bien pu lire, ou de plein de choses. J'étais vraiment influençable, et je n'aimais pas tellement dire ce que je pensais vraiment devant les autres. Pour ne pas vraiment me disputer, j'explicitais rarement mon avis sur les sujets pour pouvoir me calquer sur les avis des autres, et avoir l'air d'être d'accord avec ce que l'on me disait. « Enfin, je comprendrais si tu préférais ne pas répondre. Après tout, on a chacun ses croyances. » Je n'avais pas vraiment envie de discuter avec lui pendant le cours, tout simplement parce que ça ne m'intéressait pas et parce que je ne voulais pas prendre du retard, mais je prenais le temps de répondre un petit quelque chose. « C'est quoi cette .. question ? Je n'en sais rien et .. En quoi ça te regarde, je veux dire .. Tu es vraiment bizarre. » Je fronçais les sourcils et réfléchissais quelques instants. « Hm, pourquoi, tu .. Tu y crois, ou pas ? » Je serais capable de trouver quelques arguments s'il me donnait la position que je devais occuper. Cela ne devait pas avoir tellement d'intérêt pour un débat, mais après tout, je n'avais pas spécialement envie de parler avec lui. Pour une fois qu'il disait quelque chose qui semblait à peu près normal (enfin normal pour lui), j'osais ne pas lui répondre assez méchamment. Cela me faisait hésiter et me gênait horriblement, mais après tout, il ne devait rien dire du tout. Puisqu'il s'autorisait à me poser une question, je pensais qu'il était temps que j'en fasse de même. Car il semblait en savoir des choses sur les gens du quatrième étage de l'hôtel, ou c'était en tout cas ce qu'il laissait paraître. Peut-être qu'il me livrerait quelques informations, qui sait ? Il serait alors peut-être préférable que j'accepte son invitation. Oui, c'est ce que j'allais faire. Même si cela me gênait horriblement.

    Je restais quelques instants silencieuse, alternant les regards entre le beau jeune homme qui se trouvait non loin de moi et ma chère table surement en plastique, me demandant comment j'allais pouvoir aborder le sujet. Bien entendu il n'était pas idiot, il verrait bien que je lui adresserai la parole par pur intérêt, et après tout, ce n'était pas comme s'il se faisait des espoirs sur une future relation amicale ou plus. Je l'espérais. Enfin le plus dur restait de lui dire de me raccompagner chez moi, alors que je venais il y a quelques minutes de lui dire exactement le contraire. Il ne restait plus qu'à espérer qu'il ne tienne pas compte de ce que je dise et qu'il ne me laisse pas le choix, comme il me l'avait dit, et je n'aurais jamais souhaité plus que Nathaniel soit sincère. « Tu as eu le droit à une question .. Ai-je le droit d'en poser une ? » Approche pas trop mal. J'avais un peu hésité, mais cela allait, et le rouge ne m'était pas encore monté aux joues. Par contre, je pensais bien que cela allait arriver très vite, et beaucoup trop vite. Je passais une main dans mes cheveux, levant les yeux au ciel et soupirant à l'avance de ce que j'allais m'abaisser à faire, et rouvrais la bouche. « Qu'est-ce que tu sais à propos de ... » De quoi. Comment les appeler ? Les anges était mon appellation et je doutais que d'autres les prénomment de cette façon, Nath n'habitait pas à l'hôtel alors il ne devait surement pas savoir qu'ils habitaient pratiquement tous au quatrième étage (sauf si il savait tout bien évidement), et je ne savais absolument pas s'ils étaient une association, un groupe de je ne savais trop quoi .. Brr. « Ces personnes, à la … peau ... pâle ? » Je prenais une grande inspiration et tournais mon regard vers le sien. C'était assez effrayant de le regarder dans les yeux, et j'espérais n'avoir aucune réaction physique particulière à cette vue, alors que je prenais un air qui se voulait sérieux. C'était sérieux. Il avait l'air d'être comme moi, ou en tout cas une personne normale, parce qu'il y en avait plein qui étaient assez louches par ici. « Enfin .. tu vois, comme .. Aidan. Par exemple. Pur exemple » Je passais la main sur mon front en fermant les yeux quelques secondes, me rendant compte de mon ridicule en repassant mes phrases dans la tête, mais revenais bien vite dans ma position initiale pour ne pas qu'il se moque de moi. « Enfin .. Tu n'es pas obligé de me répondre .. là. Ce que je veux dire c'est que .. Zut. » Je détournais finalement mon regard de lui, ça n'allait pas du tout marcher de cette façon là, et le reportais sur mes notes qui se trouvaient devant moi, posées sur ma table. « C'est que je ne suis pas trop pour le bavardage en cours .. Donc .. » Il n'allait pas m'obliger à le dire, alors je m'arrêtais de parler pour repasser en mode silencieux.
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Oh God ! Pourvu qu'elle ne me frappe pas. | Enea. |
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